Plus motivé(e)s que jamais à percer dans le beatmaking ? Pour ça, mieux vaut avoir de bonnes banques de sons sous la main. Posséder une banque de sons atypique et personnalisée est une étape importante puisque cela participe à singulariser le beatmaker. Quand on entend ses instrus, il faut pouvoir reconnaître d’emblée son style musical. Afin de vous guider dans le monde merveilleux des banques de sons, j’ai regroupé les quatre manières différentes d’en dénicher.

 

1. Logiciel, presets et plugins

 

Si vous enregistrez entièrement en midi, c’est-à-dire avec des instruments virtuels (par exemple, à l’aide d’un clavier maître), votre séquenceur est logiquement équipé de plugins VST (Virtual Studio Technology). Pour la faire courte, un plugin représente une interface présente dans le logiciel dont la fonction principale est de modifier et de personnaliser une sonorité à travers plusieurs paramètres.

 

Exemple du plugin EXS24 que j’utilise dans Logic Pro X.

 

En parallèle, chaque logiciel comprend ce que l’on appelle communément des presets, soit des instruments et des sonorités déjà préconçus et intégrés directement dans votre séquenceur. Chaque logiciel, de FL Studio à Garageband, en propose un certain nombre mais il faut tout de même avouer qu’ils ne sont pas toujours efficaces et, surtout, on en a vite fait le tour.

 

 

2. Investir dans des plugins supplémentaires

 

Ça, c’est un peu l’étape inévitable pour vraiment développer sa touche personnelle dans le beatmaking. En soi, avec les presets et les plugins d’origine de tout séquenceur, on ne peut pas aller très loin et il devient donc intéressant d’acheter des plugins supplémentaires. On peut en dégoter un peu partout sur le web, (ici par exemple) avec des qualités variables. Le but, c’est avant tout de mettre la main sur des plugins VST qui vont permettre d’obtenir des sonorités beaucoup plus soignées et plus professionnelles. Pour ceux qui auraient peur de casser leur tirelire, sachez que les plus grands beatmakers ont eux-mêmes acheté les plugins qu’ils utilisent quotidiennement.

 

 

Pour vous faciliter un peu la vie, voici une petite sélection de plugins disponibles à l’achat, dont l’intégralité est compatible avec Windows et Mac :

  • Nexus2 (version débutant pour 199 € et la plus complète à… 2999 €) est celui que j’utilise personnellement dans mes compositions musicales. Notons que la version la moins chère comprend tout de même plus de 2250 presets, ce qui est une addition non négligeable.
  • Sylenth1 (disponible pour 139 €) est un brin plus abordable et propose jusqu’à 2500 presets. En prime, il est possible de payer ce plugin mensuellement, ce qui peut être avantageux pour certains.
  • AnalogLab (disponible pour 149 €) propose quant à lui 6000 presets, ce qui est plutôt conséquent.
  • Komplete 11 (disponible pour 499 €) met à disposition tout juste 13000 presets.
  • Omnisphere 2 (disponible pour 499 $ ou environ 399 € sur certains sites) propose plus de 12000 presets.

Bien entendu, il en existe d’autres, mais j’ai listé ici ceux qu’il m’est arrivé d’utiliser, ou bien ceux dont j’ai beaucoup entendu parler autour de moi. Il y a ponctuellement des promotions sur certains, notamment pendant les fêtes, donc restez à l’affût. À noter également que chaque plugin n’est pas figé et qu’il se renouvelle plutôt régulièrement. Il est ainsi possible de télécharger des extensions thématiques, à l’image de celle axée trap hip-hop valable sur mon site juste ici. Investir dans des extensions est toujours préférable puisque cela permet encore et toujours de forger votre identité musicale et d’étendre votre banque de sons.

En somme, à l’aide de ces plugins (qu’importe celui que vous choisissez), vous pourrez manipuler les presets intégrés à l’achat ou bien créer vos propres presets. Tout devient possible. Je tiens à préciser que certains fabricants de claviers maître proposent d’offrir en cadeau des plugins lors de la transaction. Exemple : quand on achète un clavier Keylab Arturia 88, ce dernier est livré avec AnalogLab dont j’ai parlé un peu plus haut. Enfin bon, ça, c’est plutôt une astuce pour dépenser de façon smart et économiser tout en investissant dans du matériel de qualité.

 

 

 

3. Télécharger des packs

 

De manière générale, c’est comme ça qu’on fonctionne avec tout ce qui appartient à la famille des drums : on achète des packs (ou télécharge gratuitement), lesquels comprennent plusieurs samples (soit des échantillons, en français) de batterie. C’est ainsi que l’on se retrouve avec des kicks ou des snares, par exemple, afin de donner davantage de rythme à nos instrus. Les samples représentent un sacré gain de temps étant donné qu’il n’y a qu’à les glisser dans nos compositions.

 

 

À l’opposé des presets qui nécessitent d’être joués comme des instruments virtuels, les samples peuvent tout bonnement être copiés-collés à notre guise. Notons également qu’il est possible d’acheter des samples d’autres instruments, bien que ce soit plus rare. On les retrouve généralement sous le nom de One Shot c’est-à-dire une note du preset souhaité. Avec celle-ci on se contentera d’assigner les touches de notre clavier maître à l’aide d’un sampleur. C’est d’ailleurs ce que je propose sur ce site dans la partie banque de sons (une petite auto-promo ne fait pas de mal), où je mets à disposition les samples One Shot des presets que j’ai crées spécialement pour mes covers sur YouTube.

 

 

 

4. Les banques internes d’instruments

 

Jusque-là, on a surtout évoqué des techniques relatives à la méthode en midi, mais il est également possible de réaliser des enregistrements en analogie, c’est-à-dire à l’aide d’instruments réels et non virtuels. Guitare, synthétiseur, harmonica, flûte… les sonorités typiques de tous ces instruments-là peuvent être enregistrés grâce à une carte son, directement reliée au séquenceur de votre choix. En guise d’exemple, le synthétiseur Juno-DS88 comptabilise plus de 1200 presets à l’achat. La bonne nouvelle, c’est qu’il est en règle générale possible d’incorporer des presets supplémentaires en investissant dans des banques de sons thématiques. C’est ce que propose par exemple Yamaha avec des dizaines de packs à prix variables.

 

 

Grosso modo, mobiliser une banque de sons étendue et variée est une des dimensions les plus importantes du beatmaking. Grâce aux sonorités et à la spécificité des instruments qu’on utilise, nos compositions n’en seront que plus originales. Il ne faut pas avoir peur de prendre des risques et d’expérimenter avec les innombrables presets et plugins. L’important, c’est de s’amuser : tout ce processus de création doit rester avant tout un plaisir !

 

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