Si vous avez bien suivi à la lettre mes premiers conseils pour bien débuter dans le beatmaking, l’utilisation d’un clavier maître vous a peut-être fait tilter. Et, qui sait, vous en avez éventuellement découvert un sous votre sapin le jour de Noël ? Comme j’ai déjà pu l’évoquer, j’ai recours au MPK Mini de la marque AKAI. Celui-ci est plutôt répandu dans le monde des beatmakers, ce qui m’a encouragée à m’en servir. En quatre grosses étapes, je vais essayer de vous guider afin que vous le manipuliez de la meilleure façon possible.

 

1. Le clavier maître, c’est quoi ?

 

C’est vrai que ça serait pas mal d’attaquer avec cette question fatidique. À première vue, un clavier maître ressemble à tout point à un synthétiseur. La différence principale, c’est qu’il ne produit, lui, pas de son. Sa fonction est avant tout d’envoyer des données MIDI (Musical Instrument Digital Interface) à un autre appareil qui servira d’instance réceptrice. En général, le clavier maître fait parvenir ces informations à un séquenceur, qui va par la magie de la technologie transformer les notes que vous tapez en sonorités.

 

 

En somme, alors que le synthétiseur peut fonctionner de façon indépendante et possède des hauts-parleurs intégrés, le clavier maître doit obligatoirement être associé à un ordinateur, par exemple, si l’on veut qu’il produise du son. En ce qui concerne le AKAI MPK Mini, je me contente de le brancher à mon Mac, qui lui-même possède un séquenceur grâce à Logic Pro X, dont je vous avais déjà parlé auparavant. Bien sûr, outre mon clavier, il en existe appartenant à d’autres fabricants, entre autres du côté de Yamaha ou encore Arturia.

 

 

2. Le logiciel requis

 

Vous l’aurez pigé, un séquenceur est un must-have dans le beatmaking. Il permet de regrouper ces séquences MIDI enregistrées grâce au clavier maître pour ensuite les peaufiner, les modifier… Grosso modo, le séquenceur, c’est ni plus ni moins que le logiciel de MAO que vous avez sélectionné. Dans un tuto précédent, j’en avais déjà listé plusieurs, de REASON à FL STUDIO en passant par PROTOOLS. Pour mieux saisir l’utilité d’un logiciel de MAO, je vous invite à checker le lien juste ici.

 

 

Pour parler plus précisément de mon MPK Mini, je tiens à noter qu’un logiciel nommé AKAI MPC est offert lors de l’achat du clavier maître. Pour être honnête, après avoir tenté de l’apprivoiser, je me suis vite rendue compte qu’il ne me convenait pas. Trop complexe à manipuler, pas suffisamment efficace. En bref, ce n’était pas pour moi. Cela dit, si jamais vous êtes plus aguerris que moi et souhaitez vous y frotter, je vous réfère au tutoriel vidéo de La Boite Noire du Musicien, qui est assez détaillé pour en acquérir les bases.

 

3. Le son

 

Une fois que vous avez saisi comment fonctionnent conjointement le clavier maître et le séquenceur, il est temps de clarifier les relations entre les touches et les sonorités produites. Désormais, il s’agit d’associer quel son (ou, plus exactement, quel bruit d’instrument) sera effectué lorsque vous appuyez sur telle ou telle touche du MPK Mini. En clair, choisissez une touche de votre clavier puis, grâce au logiciel de MAO, libre à vous de sélectionner si celle-ci produira un son de percussions ou un son de piano à queue. Tout cela dépend, bien sûr, des presets que vous possédez dans votre banque de sons du logiciel.

 

Si ce n’est pas suffisamment précis à votre goût, n’hésitez pas à jeter un coup d’œil au tuto vidéo que j’ai réalisé ci-dessus. Je tiens à rappeler que les sons que j’utilise dans mes remakes sont paramétrés par le biais de mon séquenceur Logic Pro X. Pour une illustration plus nette, dans ma reprise de “Réseaux” par Niska, les sonorités de synthé qu’on peut entendre ont été obtenues via les presets que j’ai installés sur Logic Pro X. Pour ceux que ça intéresse, j’ai regroupé tous les sons de mes reprises dans un pack que vous pouvez acheter ici.

 

Si vous souhaitez obtenir un bruit d’instrument en particulier, libre à vous d’investir dans des plugins supplémentaires : gardez bien en tête que le clavier maître reste un simple controller.

 

 

 

4. Les pads

 

Les pads, mais qu’est-ce que c’est ? Rien de bien compliqué, cela désigne les petits carrés situés dans la zone supérieure du MPK Mini. Lorsqu’on appuie dessus, ils opèrent comme des touches de clavier classiques (produisant du son comme choisi par le séquenceur), à l’exception faite qu’ils s’illuminent au toucher. Le nombre de pads sur un clavier maître peut varier, mais le mien en possède exactement huit. Pour ma part, je me sers des pads pour jouer les drums de mes productions musicales, car je les trouve plus adaptés au jeu des snares et des kicks par exemple. Pour savoir comment assigner les pads je vous conseille de regarder ce tutoriel.  Encore une fois, cette manipulation est possible avec les touches noires et blanches du clavier, c’est à vous de décider de la fonction de chaque touche !

 

 

Au bout du compte, pour faire bon usage du clavier AKAI que j’utilise pour mes remakes, il faut commencer par avoir en sa possession un séquenceur facile à maîtriser, avant de réaliser ensuite les relations entre les touches et les sonorités produites grâce aux plugins. Je vous ai fait part de ma préférence pour les pads, et ce pour des raisons purement personnelles (je n’y peux rien, les pads sont plus agréables au toucher). Mais comme tout dans l’art du beatmaking, cela reste une question de choix, donc faites-vous plaisir.

 

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