Si la composition est avant tout une passion, cela ne nous empêche pas de pouvoir toucher un petit quelque chose avec ! Grâce à nos beats maison, il est totalement possible de gagner un peu d’argent de poche. Plus bas, j’ai dressé les multiples façons pour gagner de l’argent grâce au beatmaking.

 

1. Vendre ses beats

 

 

C’est la méthode la plus évidente. En clair, si un artiste tombe raide dingue d’un de vos beats, il peut décider de vous l’acheter afin de poser sa voix dessus. C’est vous qui fixez le prix de votre instru selon votre expertise, le temps passé dessus, votre équipement audio ect…

A noter : bien que l’artiste pourra utiliser votre instru à sa guise (selon les licences), il n’en détiendra pas pour autant les droits d’auteur. Pour imager le truc, c’est comme la location d’un appartement dont vous êtes le propriétaire : un locataire pourra habiter dans votre appartement mais l’appartement restera toujours votre propriété. C’est là qu’on en vient aux royalties, la partie la plus lucrative lorsqu’on vend des beats.

Ah et tant qu’on y est, si vous ne savez pas où et comment vendre vos productions, n’hésitez pas à checker cet article juste ici.

 

2. Toucher des royalties

 

 

Une fois que vous avez vendu votre beat, vous recevrez idéalement des royalties, c’est-à-dire les bénéfices des droits d’auteur via la SACEM. Admettons que l’artiste qui a investi dans votre instru en fasse un véritable hit sur toutes les radios et plateformes de streaming, vous récolterez alors un certains pourcentage de ses recettes… et ce jusqu’à la fin de votre vie. A chaque diffusion de la chanson à la TV, à la radio, en boîte de nuit ou lors d’un concert, vous toucherez un petit quelque chose. Imaginez le gros chèque qu’a du recevoir Pyroman pour ses titres  »Mwaka Moon » et   »Réseaux » !

C’est pour cela que vous pouvez voir sur les réseaux que beaucoup de beatmakers proposent des beats gratuitement: ils comptent sur les futurs royalties que leur rapporteront leurs prods (comme ici par exemple). C’est une technique maligne puisque certains artistes seront plus facilement tentés d’utiliser des beats gratuits : vous avez donc plus de chances de faire un hit. Libre à vous de décider comment fonctionner !

 

3. Vendre ses packs de sample

 

 

Si vous avez suffisamment d’expérience et un peu de temps devant vous, il est carrément possible de créer ses propres samples et de les réunir dans des packs. Ces derniers seront proposés à la vente à d’autres beatmakers avides de nouveauté.

Au niveau du marketing, il est préférable d’organiser ses packs en fonction d’une thématique globale. Il y a les « type beat », c’est-à-dire des packs regroupant des samples qui font penser à tel ou tel artiste. Les packs peuvent aussi regrouper des samples qui renvoient au même style musical (afro, trap, pop…) ou à une période définie (hiver 2015, été 2018…). Ensuite, libre à vous de fixer un prix à vos packs, mais cela ne coûte rien de checker ce que font les autres pour proposer des tarifs concurrentiels : loopmaster , producerloop, modernproducer.

 



4. Ouvrir une chaîne YouTube

 

 

Pour peu que vous soyez à l’aise devant une caméra et que vous ayez un esprit pédagogue, lancer une chaîne dédiée à des tutoriels sur YouTube est une bonne alternative. Dans ces vidéos vous pourrez y expliquer quelques points du beatmaking tel que l’utilisation d’un séquenceur, la réalisation de tel style de beat comme peuvent le faire Alex Beat Genius ou encore Pandrezz. Si vous arrivez à faire grossir votre communauté et à récolter un certain nombre de vues régulièrement, votre chaîne pourra être monétisée. Mais attention, vous n’allez peut-être pas toucher le pactole dès le premier mois : il faut être patient.

Dans les faits, la publicité n’est pas l’aspect le plus important d’une chaîne, mais plutôt les avantages matériaux. En effet, si vous avez du contenu de qualité et une communauté active, certaines marques peuvent vous démarcher et vous proposer du matériel en échange d’un peu de visibilité. Si vous acceptez de faire la promotion d’une marque, soyez honnêtes : choisissez vos partenaires en fonction de vos goûts.

 

5. Tenir un blog

 

 

Ça, c’est pour celles et ceux qui ont une préférence pour l’écrit. De même que pour les tutos vidéo, il vous est possible de tenir un blog d’entraide aux beatmakers (comme sur ce blog 😉 ). Si vous parvenez à maintenir, là aussi, une communauté active, il est possible de glisser des outils publicitaires sur votre site (via Google AdSense par exemple) afin de gagner un peu d’argent. Ce ne sera pas des sommes astronomiques, mais c’est un début.

Comme la méthode juste avant, il vous sera aussi possible de recevoir des cadeaux d’annonceurs que vous pourrez tester sur votre site. Si des marques viennent à vous, c’est bien, mais n’hésitez pas à les démarcher vous-mêmes.

 

6. Organiser des workshops

 

Qu’est-ce qu’un workshop ? C’est tout simplement une sorte de petite formation, généralement organisée en petit comité, où un beatmaker pourra apprendre le métier à des débutants au sein d’un studio d’enregistrement. Le programme du workshop, les horaires, le lieu, les tarifs… toutes ces modalités sont à définir par votre personne.

Une fois que votre formation est prête, il est conseillé d’en faire la promo sur votre blog, votre chaîne YouTube et/ou vos réseaux sociaux afin de toucher un plus large public.

Voici pour vous donner une idée, quelques exemples de workshops proposés :

 

7. Offrir ses services de mix et de mastering

 

 

Si vous avez des facilités au niveau du mixage et du mastering, faites usage de vos talents ! Des artistes peuvent vous faire parvenir leurs morceaux et ce sera votre job de les passer au mix et au mastering (une étape cruellement sous-estimée). Pour mener à bien cette mission, il est nécessaire de connaître par cœur cette partie-là du beatmaking et donc d’avoir derrière soi quelques années dans le domaine déjà.

Il est alors vivement conseillé d’ouvrir un site internet afin d’y proposer vos prestations.

 

Voilà pour la liste non exhaustive des différentes façons de gagner un peu d’argent avec le beatmaking. Bien combinées, ces méthodes peuvent vous permettre de gagner un bon complément de salaire. A vous de jouer !